Né le 18 Mars 1921 à Malaville.
Décédé le 19 Novembre 1997 à Saint-Michel à l’âge de 76 ans.
Né en 1921, Charles Franc rencontra Jean Lapeyre-Mensignac et René Chabasse, ses camarades de Résistance, pendant ses études au Lycée Saint-Paul à Angoulême.
En 1942 il devient agent du réseau « Sol » et effectue des liaisons aériennes permettant l’acheminement de courriers, d’armes.
En même temps la belle demeure familiale de Charles Franc à Ronfleville près de Malaville (Charente) a servi de refuge, lieu d’attente pour les aviateurs alliés abattus, point d’émission et de réception de la radio clandestine et le quartier général opérationnel pour les atterrissages Lysander sur les terrains « Serin » (situé aux Chaumet-du-Luquet, près du Queroy) « Albatros » et (situé à l’ile Domage à Angeac).
Sa maison a été la plaque tournante des opérations aériennes ; elle est un centre très important de Résistance, lieu de réunions de chefs de réseaux ou d’agents venant d’Angleterre, recevant entre autre Pierre Vienot, Pierre Brossolette, Claude Bonnier et Jacques Nancy et leur fournissant nourriture et sécurité, avec la complicité d’autres Résistants comme René Rispard, Edmond Duruisseau, Guy Berger, René Chabasse.
Le 13 mai 1944, à la suite d’une dénonciation, la Gestapo, accompagnée de spécialistes du génie, fait raser la maison à l’explosif et pille le chai de cognac avoisinant.
Suite à l’arrestation de Claude Bonnier en février 1944, Charles Franc dit Le Pointu, puis Clovis quitte sa maison de Ronfleville et accompagné des anciens chefs d’équipe de parachutages aux cotés de Jacques Nancy pour former la fameuse Section Spéciale de Sabotage.
En mars 1944, il y a une série d’arrestations dans le secteur de Châteauneuf : Marcelle Nadaud et sa mère, les époux Noblet et Labrande, Guy Barat, Eric Fabre, Moïse Pastureaud, Roger Desmier et ses fils sont arrêtés et déportés, ils ne reviendront pas des camps de la mort.
Clovis, qui participe à tous les sabotages de la S.S, est grièvement blessé le 5 juillet 1944. Il sera l’un des nombreux miraculés de l’hôpital clandestin de Clairvivre qui doivent la vie au Professeur Fontaine.
Sources :
Texte rédigé par Alan dans la rubrique Maquis Parachutage Réseau, Portrait, Section Spéciale de Sabotage.
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Photographie Charles Franc (1940), Archives départementales Charente 1803 W 139.